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Je suis désolée, d'avance : je vais faire dans le lyrisme romantique, dans la gerbante grandiloquence, dans l'apitoiement sur moi-même.
Mais ce n'est pas seulement que je suis fatiguée, c'est que ma vie est trop remplie pour mon corps. Il ne peut pas suivre. Comment dire : j'ai parfois l'impression de porter bien plus que mon propre fardeau. J'aimerais tant pouvoir le poser un moment, l'abandonner sur place. Je voudrais au moins que ceux qui se déchargent sur moi s'en rendent compte et réagissent : je ne suis pas un porteur. J'aimerais pouvoir vivre de danse et d'amour. Mais apparemment, ce n'est pas ce qui m'attend. Visiblement, le sort s'acharne un peu sur moi en ce moment. Et je me sens plus seule que jamais.
Il n'y a pas plus lourd que le vide/Il n'y a pas plus présent que l'absence
Ce soir, ce n'est qu'un jet : je vide mon sac sans regarder. Je balance ma vie comme ça. J'ai juste besoin de tirer la chasse. Maintenant que c'est fait, je me casse.
Mercredi 16 Mai 2012Poster un commentaire
J'ai une petite minute pour dire ce qui me passe par la tête. Une petite minute pour mettre des mots sur l'indicible, des images sur l'invisible, des regards sur les aveugles, des cris pour les sourds, de la peur pour les péteux, un sourire chez les pleureux, et un nom dans mon coeur. J'ai une petite minute pour arrêter de penser avec ma tête et pour penser avec mes mains et mon clavier. J'ai une petite minute pour perdre mon temps. Mais j'ai déjà passé les quatre minutes, alors tant pis. Je prends encore une minute pour narguer ceux qui ne prennent jamais le temps. Encore une minute, juste une petite minute ... J'ai une petite minute à remplir de mots doux, de peur de laisser l'espace de cet instant trop vide. J'ai encore une minute pour espérer m'en sortir sans travailler. J'ai encore une minute à remplir mon estomac. J'ai encore une minute pour penser à la vie, avant que le mort n'arrive.
J'ai une petite minute pour écouter le monde autour de moi, j'ai une petite minute pour fermer les yeux sur moi. J'ai une petite minute pour croire l'incroyable, penser l'impensable, vivre l'invivable et rêver l'invincible. J'ai encore une petite minute pour danser ma vie, aimer mon coeur, et sourire pour rien. J'ai encore une minute avant de découvrir qu'il n'y a a que pleurer qu'on peut faire sans raison. J'ai toujours une minute pour me remettre en question. Ah ben en fait non. Je n'ai plus qu'une petite minute pour vivre ma vie comme je l'entends, avant qu'on ne m'enferme dans le moule du cliché paralysé. Je n'ai plus qu'une petite minute avant de me faire oublier. Je n'ai plus qu'une petite minute pour être encore une petite fille.
Mais qu'est-ce qu'une minute quand on a l'imagination pour la transformer en cent ans...
Dimanche 29 Avril 2012Poster un commentaire
Je me rappelle un jour, un soir, nous étions ensemble, il y avait de la musique là où nous étions. Et nous dansions, sans cesse et sans arrêt, nous dansions. Et c'était bien, c'était chouette, chez Laurette. Et puis sans se connaître, nous nous sommes quitté. C'était juste une rencontre d'une soirée, et c'était comme si on s'était toujours connu. Et pourtant, ce n'était qu'une danse...
Je me souviens du vent, du rire et des larmes dans les yeux, je me souviens du sel qui piquait mes yeux. Je me souviens d'avoir marché, d'avoir couru, longtemps, très longtemps, et très loin. C'était l'euphorie sur la plage. Les gens se baignaient et s'était beau. Simple. C'était l'été. C'était le soir.
Je me rappelle encore de ce concert, qui avait commencé à minuit passé, par un jet de chaise sur la scène. Et souviens-toi toi aussi, comment nous dansions !! On a commencé à 2, et on a fini à 20 sur la piste. Et on ne s'arrêtait pas, souviens-t'en...
Je me souviens de ce spectacle qu'on a présenté, il y a tout juste un an et pourtant, on dirait une éternité. Et bon Dieu que c'était bien d'être comme ça sur scène. Et de jouer. Juste jouer.
Je me souviens de ce spectacle il y a 4 ans, 5 ans peut-être et nous dansions, et nous tournions, et nous étions les Cendrillons Révoltées! Je me souviens encore de bien des choses, mais là je ne sais plus... Je me souviens d'avoir vu ce film dans tes bras... Je me souviens d'avoir pleuré avec toi... Je me souviens d'avoir parlé, d'avoir ri Je me souviens d'avoir nagé, d'avoir couru, d'avoir dansé, d'avoir parlé, de t'avoir dessinée Je me souviens de la suite qui n'arrive pas J'ai oublié le temps où je pensais encore à toi J'ai oublié le temps où j'écrivais sur le papier J'ai oublié le temps où je souriais naturellement, mais celui-là reviendra et toi pas J e me souviens de comment on s'est connu, mais pas de pourquoi on ne se parle plus Je me souviens de Cyrano, de Paris, de Marseille, de Rome, de Salamanca, des Saintes Maries de la Mer Je me souviens du 10 novembre, du 11 février, du 12 mars, du 24 avril, du 11 août, du 20 mars, du 21 juin, des 15 aoûts Je crois toujours au Sun Glasses Power
Mais malgré tout ça, quelque chose s'éteint au fin fond de mon coeur. Pourtant, je ne saurais dire pourquoi je pleure. Même si quelque fois, pleurer ça fait juste du bien, ce soir, c'est de la douleur qui me brûle les yeux... La douleur de la solitude peut-être. Et la peur de l'amour aussi...
Mercredi 04 Avril 2012Poster un commentaire
Certains disent que pour avancer, il faut se perdre. D'autres pensent que s'égarer est suffisant. La question étant quelle peut être la différence entre se perdre et s'égarer? Et puis, peut-on vraiment se perdre? Peut-on vraiment ne plus du tout savoir où on est, où on va, d'où on vient, qui on est? Ce qu'on appelle perte ne serait pas plutôt un simple égarement auquel on donne plus d'importance qu'il n'en a? Peut-on véritablement ne plus avoir la moindre idée de son identité? On a toujours quelque chose à quoi se raccrocher : quand ce n'est pas un présent, c'est un passé... On avance les yeux bandés. Certes. Mais j'ai beau avoir les yeux bandés, j'entends le monde s'activer autour de moi. Je sens les odeurs du monde qui m'entoure. Je ne suis pas complétement dénuée de sens. J'ai conscience de beaucoup de choses, même si ce sont des choses factices ou de moindre importance. Finalement, même quand on voudrait se perdre complètement on a toujours une bonne âme qui nous rappelle à elle, à nous. Mais peut-être que pour se trouver, il faut se perdre. IL FAUT SE PERDRE. C'est une nécessité. Je ne peux pas savoir qui je suis si je ne trouve pas moi-même mon propre chemin dans un labyrinthe, si je ne dessine pas moi-même les routes que je vais suivre. Pour être moi, je dois être le propre architecte de ma vie. Je dois décider combien d'étages elle aura, quelle fenêtre à quel endroit, où donnera la porte, pour combien de personnes... Je me construis. Je suis empirique. Je me construis sur moi. Je construis ma vie sur ma vie. Non seulement je dessine les plans, mais je fais les fondations, la charpente, les murs, la déco, tout. Et ensuite, c'est moi aussi qui décide si je vends, et à quel prix. Tout est entre mes mains. Même si je ne travaille pas dans le bâtiment. Même si je ne suis absolument pas qualifiée pour ce genre de travail... Même si je perds ma boussole...
Vendredi 23 Mars 2012Poster un commentaire
En fait je n'arrive pas à commencer mon article. Pour ce que j'ai à dire, je voudrais vraiment que mes mots soient parfaits. Je voudrais qu'ils arrivent en plein cœur. Mais sans faire peur, ni faire mal. Je voudrais qu'ils te parlent en te regardant dans les yeux. Je voudrais pouvoir être capable de te dire ce que je vais te dire tout en continuant de te regarder dans les yeux. Je voudrais ne pas avoir à le faire par FB, mais je ne peux plus attendre.Je me sens sur le point d'exploser. Je pétille tellement, que bientôt, je vais m'envoler. Et pourtant, je suis déjà bien assez haut. Je me sens plus vivante que jamais, parce qu'en simplement une danse, je me suis rendue compte que j'avais la chance de vivre le bonheur depuis des mois sans en prendre conscience. En juste quelques gestes, j'ai réussi à exprimer ce qui me bouffe depuis si longtemps. Et maintenant que c'est sorti, je me sens libre. Je me sens aimante, et c'est toi que j'aime. Et même si j'ai dit le contraire il y a seulement quelques jours, ce n'est pas seulement un sage amour, c'est plutôt un immense feu qui brûle. Me dire seulement ces quelques mots, te dire ces quelques mots, "je suis amoureuse de toi"... Je pétille. Et je voudrais que tu pétilles avec moi. "J'aimerais ça que tu sois pour un moment...mon étoile filante" Tags associés : Champagne
Samedi 04 Février 2012Poster un commentaire
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